samedi 25 juillet 2009

De la supériorité des femmes - Alexandre Lacroix


Alexandre a la trentaine, obsédé par le sexe et imbu de soi, insupportable souvent, sûr de lui à chaque fois. Il vit en couple avec Mathilde depuis 12 ans, dont il a un fils. Ils ont habité Paris, sont partis se couper du monde des années en Bourgogne, et les voilà de retour à Paris. Mais voilà ... un jour Mathilde quitte le poulpe qui ne pense qu'à "baiser", et celui-ci se plonge braguette ouverte dans le monde des femmes. Mais douze ans et un enfant ne laissent pas un homme indemne.
Ce livre, c'est l'homme qui se réveille et qui comprend qu'il aime, sans toutefois pouvoir se passer du sexe. C'est le dédoublement du moi en la personne sociale : méprisante, libidineuse, tournée sur son propre plaisir, et la moi intime du couple : prête à assumer toutes les humiliations au nom d'un amour depuis longtemps détruit par la personne sociale, incroyablement endurante dans la privation, dans la torture, dans l'attente. C'est la cohabitation plus que le conflit de ces deux moi, qui chacun ont investit leur terrain.
Un livre dégoulinant de sexe à chaque page. Non, pas érotique, cru seulement. Sodomie, orgasme, masturbation, sucer, voilà les mots omniprésents dans ce texte. La blonde, la brune, où, comment, combien. Voilà l'action du livre. Quant à l'écriture, elle est la plupart du temps pauvre ; ponctuellement, on croise un adjectif pompeux ou vieilli, comme une planche de bois rescapée d'un naufrage. On se demande bien ce qu'il fait là, lui, le mot, lui Alexandre. Quelques références à la philisophie, à la psychanalyse. Rien de bien profond : ca ne va pas plus loin que l'introduction d'un cours de philosophie du secondaire. Toutefois, on en vient à se questionner vraiment sur les hommes ... et sur leur infériorité.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire