Une éducation libertine est un roman d'apprentissage homosexuel, pervers, étouffant mais merveilleusement écrit. Fin du XVIIIième siècle, Gaspard quitte son Quimper natal pour la capitale. Comme tant d'autres, il rêve de s'élever dans la société, percer dans le monde et quitter la fange sale et puante populaire. Il n'y a effet dans le Paris d'en bas qu'odeurs de saletés, chairs purulentes, estomacs bileux, sexe froid sans aucune pudeur. La Seine, à elle seule, symbolise ce Paris qui sans cesse attire et repousse Gaspard : y flottent des cadavres, des têtes de nourrissons à moitiés mangées par les créatures fluviales, mêlées aux excréments, vomis, boyaux et déchets de la ville entière. (...)
jeudi 10 juin 2010
A venir : Une éducation libertine, Jean-Bapiste Del Amo
Une éducation libertine est un roman d'apprentissage homosexuel, pervers, étouffant mais merveilleusement écrit. Fin du XVIIIième siècle, Gaspard quitte son Quimper natal pour la capitale. Comme tant d'autres, il rêve de s'élever dans la société, percer dans le monde et quitter la fange sale et puante populaire. Il n'y a effet dans le Paris d'en bas qu'odeurs de saletés, chairs purulentes, estomacs bileux, sexe froid sans aucune pudeur. La Seine, à elle seule, symbolise ce Paris qui sans cesse attire et repousse Gaspard : y flottent des cadavres, des têtes de nourrissons à moitiés mangées par les créatures fluviales, mêlées aux excréments, vomis, boyaux et déchets de la ville entière. (...)
mardi 1 juin 2010
L'élégance du hérisson - Muriel Barbery
L'élégance du hérisson pourrait être un conte pour petites filles, il pourrait être une histoire d'ado, ou encore un que-sais-je sur la culture générale, il pourrait être une ode à l'Art et à la pensée. Il est un peu tout à la fois. Bien écrit mais maladroit parfois, profond mais superficiel, vrai mais tellement caricatural. Il laisse un drôle de goût dans la bouche.L'élégance du hérisson, c'est deux histoires en parallèles, racontées par deux non-femmes que tous oppose et que tout rapproche. Une gamine surdouée de la grande bourgeoisie parisienne qui attend son treizième anniversaire pour se suicider et une vieille concierge esthète qui simule depuis toujours la concierge goguenarde et bornée. Deux personnes que le monde extérieur ne comprend pas, mais qu'elles comprennent si justement. Deux personnes qui ont en commun l'amour de l'Art, de la vérité et l'écriture d'un journal. Toute une histoire en oxymores, comme l'annonce déjà le titre. Un jour arrive un nouveau propriétaire dans le riche immeuble parisien comme s'infiltre un courant d'air frais dans une pièce étouffante. Il apporte avec lui le souffle délicat du Japon, tout en parlant de littérature russe.
Il est difficile de s'en faire une idée figée. Désespérément naïf, légèrement manichéen, on se surprend quand même à aimer, à soupirer, à rêver. Peut-être est-ce l'infini des références et citations, de Purcell à Eminem, des petits hollandais au design japonais, de Tolstoï à Ozu. Mais il y a un peu plus. Il y a les camélias. Il y a la fraîcheur. La complicité intellectuelle. La critique du vide de sens.
A lire ? Je ne saurais dire. Mais dans le cas affirmatif, à savourer, un petit peu.
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